Célestin Bouglé, l’éducateur dans la Cité.

Dans les tiroirs de L3…

Pour Célestin Bouglé, le rôle de l’intellectuel n’est pas confiné à écrire de la recherche et à enseigner du haut de sa chaire universitaire, l’intellectuel a un devoir civique d’implication dans la vie de la Cité. Ce devoir civique d’implication dans la vie de la Cité, Célestin Bouglé l’a mis en pratique de multiples façons. Outre ses engagements en tant que militant politique au Parti Radical et militant syndical au moment de l’Affaire Dreyfus, nous aimerions mettre en lumière dans cet article l’important rôle qu’il accordait à l’éducation populaire. En effet, si Célestin Bouglé s’est engagé pour l’institutionnalisation de la sociologie dans le milieu universitaire, il ne s’en est pas contenté. Comme le rappelle Jean-Paul Laurens dans son article sur «Les années montpelliéraines» de Célestin Bouglé, ce dernier a fait partie en 1898 des fondateurs de la Société d’enseignement populaire du département de l’Hérault[1].

Pour montrer en quoi l’éducation populaire constitue une noble forme du militantisme politique de Célestin Bouglé, nous allons nous appuyer sur une de ses conférences intitulée «Le socialisme et l’enseignement populaire»[2], prononcée à la Bourse du travail de Toulouse et retranscrite dans le recueil Solidarisme et libéralisme. L’objet de cette conférence est d’examiner s’il y aurait une contradiction entre les aspirations du socialisme et les efforts des universités populaires. L’enjeu est en fait de répondre à cette objection adressée par les marxistes aux radicaux-socialistes impliqués dans ces universités populaires.

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