Le bonheur, une illusion perdue ?

Un vieux et bref texte que j’avais écrit le 6 février 2008. Deux ans passés, déjà.

En quête désemparée d’une lueur au fin fond des ténèbres de la vie.

Sortir, se vider l’esprit, s’emplir d’émotions qui donnent un sens à ta vie, ou tout du moins c’est ce dont tu as l’impression à ces tendres instants. Croire que tout recommence comme avant, que le bonheur existe, que tu nages dedans même. Puis la semaine redémarre, l’ivresse de la somme de joies du week-end a disparu, tu retournes tel un robot dans l’habitude mécanique de ce si lassant quotidien. Sauf que l’homme est un animal métaphysique. C’est pourquoi tu passes des nuits blanches à chercher un sens à tout ça. Seulement, tu n’en trouves désespérément pas. Propre de l’illusion que de croire qu’il existe et un beau jour, tu perçois la supercherie. Les idées noires resurgissent, t’envahissent. De surcroît, un torrent de larmes se déverse sur la pâleur de ton visage défait, qui ne reflète que celle de ton âme. Et la seule chose qui te laissait un soupçon d’espoir, c’était de voir des gens autour de toi qui semblaient heureux. Mais, car il y a hélas toujours un mais, quand tu vois que ce sentiment d’absurdité, cette lucidité qui nous subtilise le bonheur de l’imbécile heureux que nous avions, se répand autour de toi, tu culpabilises d’avoir parler des tes soucis. Plus forte encore que l’envie de se donner la mort, c’est l’envie de disparaître, de n’être jamais né qui t’obsède. Pourtant tu sais que la souffrance que tu laisserais, si tu en venais à accomplir le seul acte qui pourrait donner un sens à ta vie insensée soit-elle. Sens à ta vie ? Voire sens à la vie ? Car au fond, cette idée de suicide qui te hante n’est pas la conséquence de petites situations singulières mais celle d’une réflexion universalisable sur la vie en général mais alors, serait-ce donc la volonté d’éteindre l’humanité qui te serait chère ? Non, tu ne peux pas en être tout de même à ce point. Alors, tu voudrais quand même continuer à penser le suicide mais sans que cette pensée individuelle engage une quelconque responsabilité collective. Tu décides de ne t’en parler plus qu’à toi-même du suicide. Mais tu t’engouffres ici de ne plus parler à personne, d’entrer dans une voie de marginalité. L’exclusion te guette mais que faire ? Et là, tu en as trop accumulé et sachant que tu t’es éloigné des gens qui t’étaient chers, tu crois qu’ils t’ont sûrement oublié, tu ne feras donc de mal à personne. Tu es seul et il reste encore une personne de trop ici, voilà que le coup fatidique s’est produit de ta propre main. Tout est fini, tant pis.

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