Un an de ratures de vie.

Ce sont mes traces grifonnées sur facebook durant l’année de 2009. Je peux sans problème réécrire l’un de mes statuts de janvier 2009 : parce qu’au fond, on ne tourne pas la page d’une douloureuse année si simplement…

Janvier

  • devrait aller se coucher car elle doit être à l’aéroport adoré de Genève à 6h40 au plus tard.
  • direction retour sur Nice, combien de temps va-t-elle encore mettre ?
  • alpes enneigées, soleil levant… et arrivée à l’heure, n’est-ce pas magnifique ?
  • parce qu’au fond, on ne tourne pas la page d’une douloureuse année si simplement…
  • va un peu mieux ce soir, a été chez le médecin cet aprèm mais c’était pfff et va finir par détester tous les médecins.
  • retourne se coucher après s’être fait une table de vérité de plus de 1000 cases sur le dialogue entre Pluto et Socrate (moi folle ?).
  • regarde les étoiles du cirque de moscou sur glace pour se changer les idées.
  • est totalement déroutée.
  • est en haute-savoie, désespérée, pour une période indéterminée.
  • est assommée ; bâille, bâille et bâille sous l’effet des médicaments.
  • va s’endormir et se noyer dans son bain.
  • hiberne.
  • passe la moitié de ses journées dans son lit et l’autre moitié comme un zombie bâillant sans cesse.
  • a skié aux Mouilles, a été à Cervens pour discuter avec son instituteur de CM1 et part voir son prof de cirque.
  • est en pleine crise de larmes, vient de se faire détruire.
  • achevée.
  • complètement anéantie psychologiquement.
  • ressort de ses 5 jours passés à l’hôpital, retourne demain sur Nice.
  • ne sait pas où elle en est, et encore moins où elle va…
  • s’enfonce, veux s’enfuir de ce monde engorgé de ronces, où elle ne parvient à se construire.
  • « Une vie humaine est une vie où nous éprouvons l’inhospitalité de notre condition. »
  • est à nouveau en haute-savoie.

Février

  • de retour à la maison après une semaine à l’hôpital mais stagne toujours autant.
  • est avec son ami le piano.
  • ressemble à un zombie.
  • écrit.
  • regarde la neige tomber.
  • a fait du ski et de la luge sous le brouillard.
  • a les mains congelées mais a pris de belles photos du ciel nuageux.
  • prépare un fondant au chocolat…
  • en a franchement marre et devrait sérieusement passer à autre chose.
  • va à Genève voir un énième psy…
  • “All memories are traces of tears”
  • s’en va voir le soleil niçois pour la journée.
  • devrait aller sur la montagne, creuser un trou dans un arbre… ou arrêter de dire non à son psy quand il lui pointe le problème originel mais bon…
  • vient de s’énerver.

Mars

  • s’est finalement endormie vers 6h du mat’, a rêvé (ou cauchemardé) de fugue et de ts, et se lève seulement maintenant
  • fait sa valise pour sa semaine à Lyon.
  • , arrivée avec 1h30 de retard…
  • remercie ses amis pour la semaine à Lyon !
  • a le sourire, est-elle malade ?
  • « Penser, c’est courir après l’insécurité, c’est se frapper pour des riens grandioses, s’enfermer dans des abstractions avec une avidité de martyr. »
  • retourne habiter sur Nice le 29 mars.
  • revient refroidie après avoir vu Die welle.
  • a retrouvé sa piste de ski de fond préférée à Sommand et se sent ressourcée.
  • a manifesté !
  • boude, ne mange pas et étudie dans sa chambre sans chauffage.
  • fragilité quand tu nous tiens… 😥
  • dernière journée en haute-savoie : sushi-déprime party !
  • est de retour à Nice sous le mauvais temps…
  • se sent tellement misérable…

Avril

  • « Se cacher sous des vérités plus ou moins objectives, divulguer des accablements qui en apparence ne vous regardent pas, cultiver des transes sans visage, camoufler par le faste du verbe des appels de détresse. La philosophie ? Cri anonyme… »
  • est à bout de nerfs…
  • disque dur interne planté, combien d’heures de travail perdues ? pfff Vive la loose.
  • se nourrit de gâteau au chocolat ! miam.
  • « La raison humaine a cette destinée […] de se poser des questions auxquelles elle ne peut répondre. »
  • a mal à la tête et surtout a le mal de la vie.
  • ne peut plus stopper ses larmes et c’est invivable.
  • est en haute-savoie.
  • est de retour à Nice et vous lui manquez déjà ! mmmmm.
  • après l’ordi qui l’a lâchée, c’est son portable qui fait des siennes…
  • va à son dernier cours à la fac de Nice.
  • fait des pancakes.
  • a dégusté une glace à la bière de chez Fenocchio.

Mai

  • va manifester sous un temps radieux.
  • «Une âme malade est toujours égarée, incapable de constance et de persévérance, dans une perpétuelle insatisfaction.»
  • rentre chez elle en entendant les oiseaux chanter et se couche ! ^^
  • est interrogative.
  • a passé une mauvaise nuit, se rend compte qu’elle est vraiment malade, donc c’est sûr elle n’ira pas à l’oral d’italien.
  • pense qu’elle devrait écouter le psychanalyste et s’acheter un martinet pour encore mieux s’auto-détruire.
  • va au partiel de méthodo…
  • était « morte » de rire en lisant l’un des sujets de ce matin « La mort donne-t-elle un sens à la vie ? » mais a préféré éviter les dégâts en traitant « La croyance est-elle soumission ? ».
  • cherche de la motivation pour affronter 4h de partiel de logique ce matin…
  • a le cerveau déglingué et confirme que les logiciens sont fous.
  • après un mois, a enfin récupéré son portable réparé.
  • est salée.

Juin

  • a signé son contrat de location et habitera au 3 rue clot bey à Grenoble l’année prochaine.
  • de retour sur Nice, avec une grosse semaine de révisions puis une semaine et demie de partiels qui l’attendent…
  • « Le mépris de soi est un serpent qui ronge éternellement la poitrine, et qui pompe le sang du cœur et le mêle au poison de la misanthropie et du désespoir. »
  • fatiguée après 4h de dissert’ d’esthétique et doit enchaîner 4h de méthodo… bouh.
  • mais quel bordel ! devra finalement passer la méthodo lundi après-midi…
  • va passer son partiel de philo générale pendant qu’elle pensera aux lycéens qui passent le bac de philo et aujourd’hui, c’est aussi les 80 ans de Habermas…
  • réminiscence, réminiscence…
  • « Le malheur marche au bras du bonheur, le bonheur couche au pied du malheur. »
  • a le visage creusé par des sillons de larmes.
  • est dégoûtée… mais bon maintenant on oublie car c’est les vacances ! et ce soir, retour en haute-savoie !
  • a enfin vu en chair et en os le harceleur du Spar ! beurkkk.
  • s’est réveillée et a trouvé une meute de chats derrière la porte de sa chambre… ahah.
  • médite, regarde les champs et le ciel nuageux en face de chez elle, et écrit…
  • a été à pied de Massongy au bord du lac de Messery… «Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.» – Proust
  • a fait des expériences glauques à Ville-la-grand à 1h du mat’, a joué dans les jeux d’enfants de Vétraz à 2h, a flippé dans la voiture de Jérémy le conducteur fou à 3h… quelle soirée…

Juillet

  • est toute courbaturée.
  • est de retour pour son dernier mois de vie niçoise… (et a apprécié d’attendre vainement le noctambus pour finalement se décider à rentrer à pied de l’aéroport à chez elle…)
  • genre le mec qui, dans la rue à 3h30 du mat’, nous demande comment on va à Fréjus à pied et qui nous propose des compléments de revenu de 1500€… oui mais bien sûr… OMG mais dans quel monde vit-on ?!
  • a vu déjà deux notes du premier semestre apparaître sur son bureau virtuel : deux 15 ! :O
  • «La souffrance occasionnée par une dépression grave est tout à fait inconcevable pour qui ne l’a jamais endurée, et si dans de nombreux cas elle tue, c’est parce que l’angoisse qui l’accompagne est devenue intolérable.» – William Styron, Face aux ténèbres
  • être désespérés, se jeter à la mer la nuit sans serviette pour se sécher, rentrer à pieds nus depuis le quai des États-Unis et demain on est morts de toutes les maladies qu’ont attrapées nos pieds… à part ça, je suis heureuse de retrouver mon lit.
  • le crous : « allez directement à la résidence jean médecin » ; la résidence jean médecin : « non, il faut d’abord que vous alliez au crous »… moué.
  • s’est faite monstrueusement dévorer par les vagu’ogresses de la Méditerranée.
  • est triste à l’idée qu’il ne lui reste plus que deux semaines pour contempler le turquoise de la Méditerranée… 😦
  • en mode régime au riz pour cause de gastro.
  • part à l’aventure à Biot.
  • prépare son déménagement : a une valise de vêtements et cinq sacs-cabas remplis de livres…. cherchez l’erreur !
  • rentre morte, aimerait encore dormir mais doit finir tout le nettoyage de son appart’ (et de ma jambe où a séché des coulures de vin rouge, accessoirement).
  • agonise, a besoin de dormiiiiiiir.
  • passe ses deux dernières heures dans son appart’ de Nice avant de devoir le rendre…

Août

  • a déposé ses affaires dans son nouvel appart’ à Grenoble et est de retour dans la verdure haute-savoyarde.
  • peut dire que Nice lui manque encore plus vu le temps qu’il fait aujourd’hui ici (c’est l’averse).
  • est toujours aussi contemplative devant les ciels de haute-savoie.
  • mérite d’aller se coucher après avoir écrit 13 pages à l’ordinateur dans la soirée…
  • bain de minuit à la plage de Messery (et ses mauvaises fréquentations), tentative de visite de nuit de Yvoire sous le déluge pluvieux… ahah.
  • « La douleur morale : un sentiment qui devait être local, s’effacer dans le choeur harmonieux de notre vie, envahit et occupe la totalité du champ de conscience. Par sa précision absorbante, la conscience douloureuse est une conscience passionnée – passionnée parce que passive et parce qu’unilatérale. » – Jankélévitch
  • est encore rentrée à pied depuis Bons…
  • est désormais grenobloise.
  • étouffe de cette chaleur !
  • se demande bien ce qui la retient en vie après déjà 21 mois de souffrance.
  • est à Nice et prépare psychologiquement son foie à mourir ce soir !
  • est de retour sous la pluie haut-savoyarde…
  • sera à La Rochelle pour la quatrième année consécutive.
  • n’en peut plus : est assommée, a 39° de fièvre, n’en finit pas de tousser, a le nez bouché, n’a vraiment plus de voix pour parler…

Septembre

  • Les choses que nous taisons ont parfois plus de conséquences que celles que nous disons.
  • « L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir » – Jean Jaurès, qui fête ses 150 ans…
  • referme L’envol de Sarah d’Agnès Favre, le cœur lourd, trop lourd.
  • est arrivée à Grenoble et a trouvé Mimine très sage pendant les 170km de trajet.
  • a voulu montrer le balcon à Mimine mais celle-ci a été effrayée par le bruit de la ville…
  • vous donne rendez-vous à 14h rue Félix Poulat à Grenoble pour dénoncer les propos d’Hortefeux et exiger sa démission !
  • La vie est un livre où l’on ne peut rien effacer, où l’on peut simplement faire des ratures, mais qui ne servent pas à grand chose puisque de toutes façons tout reste gravé, et où l’on doit continuer d’écrire en persévérant encore et toujours.
  • est revenue de Chambéry avec 20 minutes d’avance ! comme quoi, la SNCF n’est pas toujours en retard…
  • est bien trop rongée pour s’endormir… «L’insomnie est une lucidité vertigineuse qui convertirait le paradis en un lieu de torture […] au lit on remâche l’insoluble jusqu’au vertige.» – Cioran, Sur les cimes du désespoir
  • a survécu à 3h de logique.
  • lundi : escalade, mardi : gymnastique, mercredi : courbatures… ahah.

Octobre

  • est en haute-savoie et a laissé la pauvre Mimine toute seule à Grenoble… rooo.
  • a voté contre la privatisation de la poste !
  • vient de rentrer et retrouve Mimine plus câline que jamais.
  • près de 6000 mots et pas de dodo.
  • se fait rattraper par son inconscient.
  • à la recherche de sa souplesse perdue.
  • «L’angoisse et l’émerveillement sont étroitement entrelacés, comme deux tiges de vigne vierge, impossibles à détacher l’une de l’autre» – Jacqueline de Romilly, Roses de la solitude
  • s’est rendue compte qu’elle avait oublié ses clefs de Massongy à Grenoble et a bien failli passer le reste de la nuit comme une clocharde devant la porte de chez ses parents… après 20 minutes en train de sonner et d’appeler le fixe, est enfin à l’intérieur, ouf.
  • est à Lausanne jusqu’à mardi.
  • après les cours à 2 élèves à Nice, les conférences à 2 auditeurs (pour 6 conférenciers) à Grenoble… qu’est-ce que ça attire du monde la philosophie !

Novembre

  • «On dit souvent que le fléchissement scolaire est un signe précurseur. Ce n’est pas toujours le cas, bien au contraire, le surinvestissement scolaire peut être un moyen de lutter contre la dépression et la douleur qui l’accompagne. C’est pourquoi les jeunes suicidants sont souvent de bons élèves, donnant toute satisfaction au corps enseignant, qui, du coup, ne voit pas ce qui se passe.»
  • a le cerveau détruit après 4h de cours de logique…
  • «Il faut multiplier les dissertations et finir par les remettre, les finir pour les remettre, plutôt que de passer des semaines sur un chef-d’œuvre potentiel qui n’entrera pas dans le circuit, au nom d’une exigence de qualité tout à fait déplacée, sinon un peu folle, qui relève de ce fantasme de perfection menant à la mauvaise abstraction de l’interminable et au drame de l’inachevé.» mais euuuuhhhhhh…
  • pense qu’on devrait ouvrir des cours de nuit à la fac car c’est le moment où mon esprit est le plus éveillé…
  • plus de 41h que je suis debout… allez, au dodo !
  • n’a pas pu lire dans le train cet après-midi, les couleurs automnales, certaines montagnes revêtues de leur blanc manteau, et le lac du Bourget ont aimanté l’attention de mon regard…
  • détient Julien et Mél en captivité chez elle à Grenoble… ahah
  • «Il y a avant tout dans le socialisme un esprit, une conscience, un besoin supérieur de moralité et de perfection humaine» – Jean Jaurès, La question religieuse et le socialisme
  • va faire une petite sieste en espérant se réveiller avant demain matin.
  • «Le savoir n’a jamais soigné la dépression, il l’augmente subtilement.»
  • «Vivre une vie entièrement privée, c’est avant tout être privé de choses essentielles à une vie véritablement humaine.» – Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne
  • «Étant elle-même beauté, la jeunesse n’a pas besoin de sérénité : dans l’excès de ces forces vives, elle aspire au tragique, et dans sa naïveté, elle se laisse volontiers vampiriser par la mélancolie. De là, vient aussi que la jeunesse est éternellement prête pour le danger et qu’elle tend, en esprit, une main éternelle à chaque souffrance.» – Stefan Zweig, La confusion des sentiments

Decembre

  • lit Alain Renaut à 3h du mat’…
  • a fait sa liste au Papa Noël : aimerait les cours de philosophie et la thèse de doctorat de Jaurès !
  • «Ô mon unique amour, cette douleur chérie, Ne me l’arrachez pas quand j’en devrais mourir ! Je me tais devant vous ; – quel mal fait ma folie ? Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.» – Alfred de Musset
  • aime bien regarder le chat du voisin d’en face faire sa toilette sur une table à repasser. Vive les vis-à-vis !
  • est énervée par le livre d’Alain Renaut !
  • vient de recevoir un mail de la fac de lettres de Nice pour lui demander si elle voulait participer à un lipdub ! ahahah !!!
  • «La première intention de la domination spectaculaire était de faire disparaître la connaissance historique en général» – Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, VI
  • aime l’ensemencement de neige sur la ville.
  • n’a plus d’esprit, ni de corps. C’est mon fantôme qui parle.
  • «Tous les hommes font la même erreur, de s’imaginer que bonheur veut dire que tous les voeux se réalisent.» – Léon Tolstoï
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11 réflexions sur “Un an de ratures de vie.

  1. Ce pourrait être une compilation de tous tes profils FB de l’année (concernant décembre, c’est évident). Si j’avais un blog (à ce jour) et avait pu tenir un journal intime cette année, je ferais le même exercice. Bravo pour ce texte, nullement impudique et qui n’est pas une simple collection de « faits de vie »…

  2. Un parcours fortement semé d’embuche, beaucoup de personnes peuvent se reconnaitre là, mais très peu l’avoueront : )
    Merci pour ce patchwork très significatif …
    xoxo

  3. …cherche ses mots…

    Une cartographie chronologique d’un être humain… peut-être plus.

    Des ratures ? hum… l’effacement me semble improbable plutôt des notes de bas de page sur un amoncellement de feuillets dont l’ordre n’est peut-être pas celui-d’un livre…

    Touché d’avoir lu cela.

    • Merci pour ton commentaire. Bien sûr que je ne peux rien effacer de tous mes difficiles moments de vie, j’ai beau griffonner dessus, ils seront toujours là mais c’est peut-être pas plus mal car je crois profondément que la souffrance est une des plus belles richesses de la vie.

  4. exercice original et plutôt sympa
    très personnel!

    j’ai vu que tu t’intéressais pas mal à la laîcité, je te conseille les ouvrages de tarik ramadan (si ce n’est déjà fait), plutôt bien documentés, bien que polémiques..

  5. Quel parcours… quel travail de tenir cet article à jour…quelle réussite!
    Ça m’a beaucoup touchée… j’aime en apprendre sur toi . Parfois ça aide de lire le parcours de quelqu’un d’autre, on se reconnait parfois et surtout on a l’envie de se soutenir…
    On est tous dans le même bateau de la vie et on fait son possible pour quelle soit douce… mais comme toi je pense que se sont les souffrances qui ont le pouvoir de nous faire avancer, on a l’envie de se relever et de continuer !
    Il ne faut pas lâcher prise, on a une incroyable force en nous que l’on ignore si l’on n’est pas soumis à des épreuves

  6. Ceci est un très beau moment de lis tes ratures…
    Merci Amélie.
    Sincère et sensible, l’effet de série laisse des traces, en passages successifs, dans lesquelles se dessine votre personne.

    • Merci pour ce charmant commentaire.

      Je crois qu’écrire mes « ratures de vie » était, à l’époque, une première manière de les accepter comme faisant partie de mon histoire. Aujourd’hui, la dépression n’est vraiment plus mon quotidien mais la sensibilité que j’ai acquise durant cette longue période de ma vie m’habite toujours. Simplement, je crois être enfin parvenue à en faire un autre usage : ma sensibilité est ce qui rend dorénavant possible ma faculté d’émerveillement ! 🙂

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